Césure

Il dansait sans s’arrêter, nu, dans l’obscurité.
Le bruit de ses membres comme seule musique.
Il avait l’air perdu parfois.

Césure est une sorte de tapette à souris. Avec sa reliure atypique, il contraint autant qu’il amplifie l’objet et sa lecture. On trouve une brique de lait, des cagoles, le Ku Klux Klan, des osselets et toute sorte de choses. Ce livre est également mon mémoire de fin d’études aux Beaux-arts, les images comme les trois textes sont teintés par ma pratique artistique.

Edition. Papier, kraft ondulé, carton, mécanisme à levier de classeur. 12 x 13,5 cm ; 98 pages. 2017.

 

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Le Croqueur

Le métier de croque-mort puise son nom dans la rumeur selon laquelle il était nécessaire de croquer le gros orteil du défunt pour certifier sa mort. Les femmes, jugées trop délicates, n’avaient pas accès à cette profession. Avec l’artiste Kevin Lapeyre, nous avons donc créer, avec une pointe d’ironie, des outils leur permettant d’exercer leur vocation tout en préservant leur bienséance.

Ensemble de sept sculptures. Coupe-beurre, pince à cheveux, pince de cuisine, étau, ciseaux, gant de cuisine, bretelles, frein de vélo, prothèses dentaires, colle, peinture. Dimensions variables. 2017.

Polyglope

Je suis moitié anglais, moitié espagnol, moitié créole : je suis polyglope.

Les photographies présentes ici ne sont régies que par des obsessions, elles se foutent de l’Art. Pierre a eu pour cadeau un petit appareil numérique tout simple, alors il a fait des photos. Sans le vouloir, il a effectué des séries. Il a dessiné les contours de son quotidien sans en percevoir la fragilité.

Ensemble de sept éditions. Papier, fil de coton, morceau de bretelle. 14,5 x 10,5 cm. 2016.

Post mortem

Note ce qu’il faudra qu’il advint de mon corps
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d’accord
Que sur un seul point, la rupture.
Georges Brassens

Des sculptures tentent de ressembler à une machine désuète. Des vivants tentent de comprendre leurs prédécesseurs qui utilisaient cette machine. On maintenait les morts debout. On maintenait les morts debout et aujourd’hui je demande aux vivants de parler d’objets morts, de gens morts, de leurs morts et de leur mort. Et pour tout cela, mieux vaut être assis.

Installation. Pied de parasol forain, barrière de chantier, barres métalliques, morceau de lit médical, trépieds, tiges de penderie, morceau de lampe articulée, enceintes, mp3, bande sonore (15’51). Dimensions variables. 2017.

 

Bonjour, bonsoir, ça va, oui, non, merci, gauche, droite, hôpital, voiture, quelle heure est-il ?

Cette danse est un langage-valise.
Ce sont les mots que tente de traduire la marionnette. Elle répercute un geste. Elle répercute la langue des signes avec son propre langage corporel. Du cumul de deux dialectes distincts, autre chose est exprimé. Ce quelque chose ne relève plus d’un apprentissage, comme toute langue, mais seulement d’une transmission purement sensible, dénuée de syntaxe et de grammaire.

Vidéo. 5’55. 2016.