Le Jupon de Saint Michel

L’association Hypergonar s’invente en collectif d’artistes en proposant une installation in situ à la chapelle St Michel. Les artistes participant à la réalisation de cette exposition ont pris le parti de revisiter l’iconographie des peintures présentes au musée du Petit Palais, en créant une installation faisant corps avec l’architecture de la chapelle. A travers cette intervention, les points de vue et perspectives se multiplient et changent notre perception du lieu. Le visiteur est donc invité à venir pudiquement se glisser sous Le Jupon de Saint Michel afin de faire l’expérience mystique de ses dessous.

Installation in situ. Tulle, bois, plexiglas, peinture, câbles, fil, attaches métalliques. Dimensions variables. 2016.

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Ehlers-Danlos

Cela n’a ni queue ni tête, et pourtant, on croirait de la chair. De la chair qui se meut en cadence.

Inspirée de l’automate et du théâtre de formes, cette installation met en scène trois acteurs : deux métronomes et une flaque de latex. Tout trois se meuvent sur les rythmes plus ou moins réguliers des métronomes, créant ainsi une danse absurde et un son entêtant.

Installation. Deux métronomes, latex, fil, tige métallique. Dimensions variables. 2016.

Jambes

 

Un corps s’effrite sur son échafaudage, gesticule sous le crépi et s’imbrique au béton.
Le corps en chantier construit son chantier.

Les jambes sont une sculpture à caractère marionnettique qui se veut être une allégorie du corps et de ses mutations. Selon sa posture, selon l’accrochage, elle est tantôt drôle, tantôt tragique. C’est une anomalie issue d’un chantier, c’est un corps en infinie construction.

Mousse polyuréthane, tuyau, câble, brique. 200 x 30 x 10cm. 2015.

On m’offre enfin des fleurs

Dans la même veine que l’installation Post mortem, je me penche ici sur la relation entre vie et mort par le prisme de l’offrande. La façon de choyer nos défunts soulève des paradoxes. Elle allie le profondément intime et le systématique. Avec ces sculptures, on est confronté à l’image du corps, celle qui nous rappelle notre fin, le memento mori. Ce corps est couvert par des mots, ceux qui se font écho de tombe en tombe, ceux qui, par leur systématisme, perdent de leur charge émotionnelle.

Série de quatre caissons.
Bois, système électrique LED, scotch, papier calque, radiographies, fil de coton, pitons.
« A mon amie » 18,6 x 10,9 x 9 cm ; « Regrets éternels » 23,5 x 14,7 x 9 cm ; « A mes parents » 30,4 x 29 x 9 cm ; « En souvenir de notre camarade » 32,5 x 24,5 x 9 cm. 2015.