Couper les ongles de pieds

 

Joué par le marionnettiste Florian Martinet et réalisé avec ce dernier, cette courte forme théâtrale est un hommage au poète Charles Bukowski. Une composition de ses poèmes résonnent en stereo tandis qu’une tête en mousse et son manipulateur traversent l’univers quelque peu graveleux du poète.

Spectacle. 7’17. 2015.

 

Pierre

Cette vidéo fait le portrait d’un proche. L’espace sonore est saturé car, hyperactif de nature, Pierre cherche sans cesse à avoir un débit au-dessus des autres. La dichotomie entre son et image crée un trouble, la concentration se porte alors davantage sur ces paroles se rapprochant de l’écriture automatique.

Vidéo. 8’02. 2014.

Jambes

 

Un corps s’effrite sur son échafaudage, gesticule sous le crépi et s’imbrique au béton.
Le corps en chantier construit son chantier.

Les jambes sont une sculpture à caractère marionnettique qui se veut être une allégorie du corps et de ses mutations. Selon sa posture, selon l’accrochage, elle est tantôt drôle, tantôt tragique. C’est une anomalie issue d’un chantier, c’est un corps en infinie construction.

Mousse polyuréthane, tuyau, câble, brique. 200 x 30 x 10cm. 2015.

On m’offre enfin des fleurs

Dans la même veine que l’installation Post mortem, je me penche ici sur la relation entre vie et mort par le prisme de l’offrande. La façon de choyer nos défunts soulève des paradoxes. Elle allie le profondément intime et le systématique. Avec ces sculptures, on est confronté à l’image du corps, celle qui nous rappelle notre fin, le memento mori. Ce corps est couvert par des mots, ceux qui se font écho de tombe en tombe, ceux qui, par leur systématisme, perdent de leur charge émotionnelle.

Série de quatre caissons.
Bois, système électrique LED, scotch, papier calque, radiographies, fil de coton, pitons.
« A mon amie » 18,6 x 10,9 x 9 cm ; « Regrets éternels » 23,5 x 14,7 x 9 cm ; « A mes parents » 30,4 x 29 x 9 cm ; « En souvenir de notre camarade » 32,5 x 24,5 x 9 cm. 2015.